23 août 2009

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Investigations diverses autour du seigneur de Bousignac, crâne chevalier cathare revenu à la conscience en l'an 09 du vingt et unième siècle

 

 

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NOTRE RENCONTRE

 


 

En son présumé fief, un dimanche aoûtien…

« Vide grenier à la Bastide de Bousignac.»

Venues de Barrineuf via ( évidemment ) Fougax, nous commencions gaillardes une matinée de fouilles et de musardes. 

; Premier stand, il est là ! Crâne immaculé, luminescent, blancheur ardente et regard noir.

 

 

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cliquetez mon sourire !


La lumière de l’été s’étiole, mes yeux explosent.

 

D’emblée, l’apercevoir ! Sans préambule panoramique sur l’amoncellement de curiosités qui l’environnent.

Les visiteurs défilent, personne ne s’étonne !

Moi, j’ai tout vu en un instant, ses os élégants, sa délicatesse articulatoire, son appel muet et vibrant, l’exorbitante attraction de ses globes oculaires, la promesse d’une aventure extraordinaire.

D’où viens donc une si belle fabrication, la solidité de sa matière, la qualité de ses articulations, sa transparence de lumière ?

Quelle présence historique, que de richesses polysémiques !


ot;>tretch: normal;">Je pense à toute vapeur et à voix secrète : « Je le voudrais bien ce crâne personnage,

cette perle rare au teint opalescent, irradiant de (presque) toutes ses dents.»

Mais non, il sera hors de ma portée. Déjà, l’espoir plombé, je retourne à mon temps.

Trop beau, trop noble et élégant, donc inféodé prosaïquement à quelques transactions commerciales pour lesquelles je n’ai aucun goût et encore moins de ruses, si le désir m’abuse.


Et puis, blabla blabla, sûrement trop cher pour moi. Et puis, houlà houlà ! Se trouveraici ou là, des manants ignorants, des seigneurs arrogants pour se moquer de mes amours inavouables, de mes humours coupables.

J’ai déjà sur mes étagères saturées, un crâne de chèvre et d’izard encornés, tous deux également certifiées en authentiques des pyrénées.

 

 

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Bref, le coup de foudre se refroidissait, se rationalisait en concluant aux déceptions qui résultent souvent des regards d’attraction.

Mais là, quand même, il y avait un crâne nu, Un projecteur de pensées, un objecteur de distances. Un ramoneur du passé pour nettoyer les contingences.

L’âme soeur forcément, l’alter ego idéal, le mystère abyssal d’un inconnu  spécial …et quelque peu spectral.

Je me disais qu’il plairait à mes amis, c’est important dans une relation intense.

Crâne d’Odin ou To be or not to be, de quoi leur décliner quelques nouveaux suspenses.

Hélas, si parfois, je peux penser à cent à l’heure, mes yeux de martien vont plus vite et se dispersent dans bien des leurres. Un vide grenier est une succession de sollicitations.



 Deuxième stand, mon regard est aimanté vers un accessoire inespéré.

Un  râteau et une pelle de plage en plastic vert.

Design sobre et conception emboîtables d’expert.

Ce couple bien imbriqué suscite mon admiration, il est susceptible de répondre à des désillusions. Entre autres, des déceptions de bac à sable mal fabriqué qui m’ont dernièrement extrêmement préoccupées.

Inconséquente, j’étais toute à mes pâtés, avec de petites lutines. Des châteaux de sable assiégés par des dragons et des sorciers.

N’ayant pas l’habitude des vides-greniers, je n’osais de nouveau m’enquérir du prix, tout en maniant le duo d’outil.

L’oeil bienveillant de la vendeuse m’encouragent à tenter un petit marchandage.

« Cinquante centimes d’euros ! » Ce n’est pas un piège à gogos !

Inespéré ! Le jouet se transforme en or. Je ne sais pas encore que ce premier indice va conduire au trésor.

Ce trésor n’est pas un signe extérieur de richesse ostentatoire, une symbolique favorable aux arrogance exibitoire des décor

 


Parenthèse : Imaginons que nos plactics, crâne, pelle et râteau se trouvent dans des paradis fiscaux. Ils auraient alors une valeur fiduciaire inaccessible au commun citoyen, mais auraient t-ils une valeur amicale et ludique, un potentiel d’aventures au détours de bien des chemins ?

Ceux qui possèdent des Rollex me répondrons que flatteur, le luxe avéré attire toutes les mouches, mais ce ne sont que des clientèles plus ou moins louches.*

A contrario, les convoitises modestes destinées à des usages créatifs, joyeux et conviviaux, sont incalculables en investissement de l’imagination. Plus inestimables encore est leur modestie marchande sans caution demandée pour enjouer notre réalité, pour alimenter les conversations, loger en toute insolvabilité quelque hydromels, fomenter l’amitié, sauter les contingences et déjouer le temporel.

Découvrir un cadeau de pelle et de râteau, faciliter des jeux d’enfant et contrer les handicaps d’un bac à sable récalcitrant, me permis un regain d’audace et d’espoir. Me revient alors le désir du crâne admirable et la curiosité de savoir ce qu’il dissimule en un vide-grenier de terroir.

 



 

 Ce préambule divaguant qui précède notre vrai rencontre avec Pierre Roger, démontre que toutes les pistes de réflexion explorées excessivement, comme par exemple celles des accessoires de bac à sable conduisent à des logiques et des découvertes considérables, des restes de mystères troublants à étudier très sérieusement.

Quel prodige ! me disais-je. Voici de quoi démentir toutes mes prévisions. Si une urgence aussi indispensable qu’un duo d’outils en plastic est vendue aussi bon marché dans un vide grenier, peut-être que le merveilleux crâne inestimable n’est pas aussi inabordable que ne le déplorent mes précautions.

Isabelle me pousse à revenir au stand précédent et aussitôt, je demande le prix de mon héros. Deux euros !

Ma finaude complice se propose de partager l’achat, en toute malice. Elle ne pense pas que je sois ruinée à ce point mais elle vient a son tour d’éprouver l’urgence du même besoin.

Elle ne se retient pas et nous eûmes un partage illuminé de regards à ce moment là. Sous nos yeux dans toute sa splendeur, ce grand seigneur nous offrit crâniénnement son coeur.

Un commun destin débute en ce trio. Notre homme dans les mains nous allions  narguer les nigauds et nous préparer de beaux lendemains.

 

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souriez sur nous !

Au café sous les arbres, nous examinons notre crâne et voici qu’il nous communique par télépathie une partie de son nom. Sire de Bousignac ! Pour nous servir ou pour que nous le servions ? Dans son regard faramineux j’entrevois des questions.

Il n’a pas l’expression douloureuse propre aux états décharnés. Voyez ces prunelles rêveuses, dubitatives mais concernées.

Pourquoi ainsi, ici et maintenant nous a-t’il choisies pour mener l’enquête de son passé ardent.

Aïe Aïe, je me souviens alors que là où nous sommes, les bûchers ont consumés bien des "bonshommes."

Non, non, ce n’est pas une ossature et des yeux de martyre. Où a t-il poussé sa monture pour ne pas mal finir ?

Et voici que s’emballe l’histoire, les seigneurs locaux ont eut bien des déboires. Le plus puissant d’entres-eux fut un rude guerrier un lutteur du pays qui se nommait aussi Pierre-Roger. De Monségur à Mirepoix, il combattit, pour défendre ses terres, sa langue et sa foi.


 

Quel fut le rôle de notre sire ? Était t-il un de ses familiers ou simple de ses sbires ?

J’aimerais tant que ce soit vrai. Chevauchant jusqu’à Avignonnet, avec les autres chevaliers. Il sema la juste vengeance contre l’inquisitoire engeance.

Il a un je ne sais quoi de dissident, peut-être son nez, ouvert à tous les vents et des pariétaux lisses sur lesquels les préjugés glissent.

 

 

Echappa t-il à la torture sans avoir recours au parjure. S’il est mort une première fois ce ne peux être que de beauté et de joie.

 

 

 Ressuscité sans ces lobes, il a conscientisé son cerveau en ses globes.

Ce phénomène unique demande un protocole d’investigation inédit. Une étude en toute circonstances pour voir comment il réagit.

Quelle procédure décider, ne sommes nous pas deux à vouloir l’adopter ?

Mais non dit Isabelle, nous sommes son libre choix, son prochain territoire d’élection, nous ne l’adoptons pas, c’est lui qui saute dans notre giron.

Ceux qui nous accompagnent ont des regards masculin amusés. Nos idées s’échauffent, s’emballent et ils y sont accoutumés.

Nous décidons d’un hébergement alterné avec remise rituelle et assermentée en des lieux hantés de stimulations loufoques et de symboliques baroques. A moins qu’il ne nous donne les clés spatiales de ses présences, le 23 tous les deux mois, pour l’échéance. Il suggère un premier indice à mes velléités d’enquêtrice novice.

23 octobre, Toulouse, rue de l’homme armé ! Mes soupçons se confirment, il livrera quelques secrets.

Mais, qui l’accueille en premier lieu ? Le hasard pile ou face ne me fut pas miséricordieux.

Heureusement, ma conspiratrice habite à deux avenues de mon coin. Notre crâne calice ne sera pas très loin.

En attendant de rédiger notre serment officiel de partage bimestriel, nous éloignons notre sire de sa Bastide de Bousignac, sans regrets car il y fut ignominieusement soldé dans un bric à brac.  Si le destin voulu qu’en cet endroit je le distingue. Avec Isa, nous allons à présent lui offrir un nouveau départ stimulant pour ses fabuleuses méninges.

 

 

 Nous l’embarquons dans la voiture, un peu inquiètes et intriguées, sans savoir s’il à déjà connu ce genre de monture.

Il est tranquille et sage, il regarde le paysage.

Au Lac de Monbell, deuxième expérience, immersion réussie, il flotte en toute confiance.

 


Puis le week-end s’achève. Me revoici Bat_C, dans l'immeuble Toulousain rosâtre décrépi 

La trêve du ménestrel m’interroge sur l’étroitesse de ces murs rabougris.

Je me dis qu’il est mieux chez Isabelle, à peu de distance de là, si je ne peux lui trouver une résidence plus vaste et intime dans notre convoité quartier des Minimes.

En espérance, l’espace temps lui est le lundi matin dédié. Les archives consultées sur le Net disent que mes intuitions ne sont pas erronées et je découvre sans grande surprise que son prénom est homonyme de son compagnon d’équipé.

Voici Pierre Roger, seigneur de Bousignac qui a réellement existé avant de ressusciter trimballé dans nos sacs pour nous solliciter en d’étranges flash-back.



chatouillez mes étoiles !

 

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En contant cette rencontre, rétrospectivement, les mots accordent leurs sonorités et me voici toute écriture défendante à les ouïr rimer. Oyez, Oullïez le troubadour qui s’en vient m’inspirer, encore ignorant des vers libre, des poésies sonores  en onomatopées. Pardonnez lui de m’insuffler des réflexes de mirliton, quelques terminaisons couplées pareilles à des chansons.

Venons en maintenant aux archives historiques afin de démontrer qu’il est n'est pas seulement l' incarnation fantasmatique de quelques errements. Comment prétendre au hasard quand il vécu et fut redécouvert dans le périmètre central de nos signes cosmiques, autour des routes ariégeoises de Fougax et de son Barrineuf gémellique.



 

* La mouche-clientèle est une espèce endémique observée depuis des siècles dans toutes les socio-sphères. Elle produit des déchets et spécule sur leurs restes. Les constats actuels de l’entomologie nous prédisent qu’elle est mesure de détruire toutes les autres espèces génériques. Pierre-Roger le sait depuis le XIII éme siécle, mais il escompte encore quelques espoirs.

 

 

 

Béatrice oeil  de Martien


 

 

 

Ta renaissance

 

Tu naquis le 23 août 2009 à La bastide de Bousignac en terre d’Ariège. Des mains de femmes, ce fut ton premier souvenir. Ton crâne, entouré de bibelots, a été soulevé d’une table en plein air par des mains féminines. Tu as senti de l’amour pour toi dans des yeux étranges. Ta renaissance a commencé par une caresse. Ensuite dame Béatrice œil de martien t’a reposé et tu as souhaité de tous tes os qu’elle revienne te prendre. Plus tard tu as su que tes restes étaient à vendre et que subjuguée par ta séduction, elle t’avait cru trop cher et t’avait abandonné à regrets. Elle était ensuite revenue accompagnée d’une autre dame aux cheveux bouffants qui riait comme une gourgandine, dame Isabelle arille. Ces deux dames avaient envie de toi, cela se sentait. Elles ont donné chacune une belle pièce bronze et or pour t’avoir. C’est ainsi que ta renaissance a commencé, plusieurs siècles après ta mort et lié à deux dames à la fois.

 

Elles se sont entendues pour t’avoir chacune deux mois à tour de rôle. Tu aurais préféré en même temps, mais tu ne veux pas faire le difficile dans ton état. Pour fêter ta renaissance nous sommes allés nous baigner dans le lac de Montbel entouré d’une boue épaisse comme c’est souvent le cas en Ariège. Tu adorais te baigner de ton vivant. Dans l’eau verdâtre tu t'es posé mille questions. Pourquoi as-tu ressuscité ? Ce Monde est-il meilleur ? Où sont les chevaux ?

 

Isabelle Arille

 

 

 

Quatrième regard

lundi, 27 décembre 2010

Pierre-Roger de Bousignac

Voici plus de cinq cents jours, deux femmes ont rencontré un crâne en plastique.

C'était à Labastide de Bousignac dans un vide-grenier.

Le crâne les a séduites. Elles l'ont acheté. Elles l'ont nommé Pierre-Roger de Bousignac.

Le nom s'est imposé. Il était l'évidence.

Les deux femmes ont décidé de vivre à tour de rôle avec le crâne. A la fin de chaque période de deux mois, elles se le passent en grande cérémonie. Ce sont lespassations. J'ai assisté à plusieurs passations. Chaque fois, l'affaire est d'importance. Des rites sont pratiqués. Une assistance est convoquée. Des vêtements luxueux et des discours sont mis en mouvement. Les lieux ni les modalités ne sont jamais les mêmes.

Les deux femmes, à tour de rôle, ont le crâne, et elles l'imposent à leurs hommmes et à leurs chats. Le crâne est entretenu, caressé, habillé, photographié, emmené en voyage. Il fait des visites. On lui rend visite. On enquête sur son histoire. On se rend dans les bibliothèques. On écrit. On parle. Un site internet met en ligne.

Pierre-Roger de Bousignac a ses partisans, et ses adversaires. Il a aussi ses indifférents. Beaucoup de gens qui n'en ont jamais entendu parler se rangeraient dans l'un ou l'autre de ces camps. Il importe, pour que la guerre soit plus générale, de leur apporter la nouvelle de ce crâne, des activités qu'il engendre, du rite de deux femmes avec lui.

Laissons de côté ceux qui le critiquent pour son manque de vérité historique. Ils tirent prétexte du plastique pour se gausser. Mais faut-il tout fonder en vérité historique ? Giscard, dans son dernier livre, se prend avec raison pour Napoléon. Ne nous livre-t-il pas un beau songe qui vaut le monde, et dit du monde : un roman ? Pierre-Roger est un vrai roman. Il est, selon Sollers, une aventure physique et spirituelle qui permet le maximum de liberté possible. Mieux vaut, de ce point de vue, qu'il soit en plastique que mort.

Les plus vicieux de ses contempteurs le réduisent, sans le dire, à un jeu de femmes. Ils supposent, silencieusement, que l'art est une affaire d'hommes reconnus artistes. Ils ne croient pas à la poésie. Ils lui préfèrent les listes de valeurs. Or, Pierre-Roger est oeuvre légère d'échanges. C'est une table tournante aux enfances de l'infini. Loin d'être une vanité, qui rabattrait la vie sur la mort, son espace presque vide, comme le kiosque de la place Pinel, fait résonner les crapauds et les roses que l'on désire y inventer.

Ce crâne est une nacre, où se retourne, sans renacler, notre ancre en incarnation. Il nous permet de poser aux profondeurs de notre rêve un sol d'où s'aventurer.

Les deux femmes se le passent sans jalousie. Parfois, elles le font voyager. Parfois, elles lui font la cuisine. Certains jours elles le perdent, ou le caressent. D'autres jours, elles le baignent, ou lui racontent les secrets. Elles lui téléphonent volontiers. Elles le conduisent dans des églises.

L'affaire est discrète. C'est un amour sans mise à mort. Chose rare. Grand mystère.

Faut-il parler d'un art modeste ? Sans doute pas. Pierre-Roger de Bousignac est le père glorieux, mais sans vanité, de ses ancêtres. Il est l'auteur, fier de l'être, des lettres de cet article, et des femmes qui le possèdent. Il invite à son site, qui n'est pas en Pologne, c'est-à-dire nulle part, donc est ici.

 

Yves Lepestipon

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires sur Accueil

Je me trouve beau

Je me trouve assez photogénique, surtout quand j'ai la tête dans les étoiles.

Posté par Pierre Roger, 17 février 2010 à 22:23
Bonjour

Ravie de rencontrer sur mon passage, l'histoire de ce Monsieur le Crâne... que je vais suivre

Posté par Betty, 10 juillet 2010 à 14:10

Bonjour,

Ravie de rencontrer sur mon passage, l'histoire de ce Monsieur le Crâne... que je vais suivre

Posté par Betty, 10 juillet 2010 à 14:11
Waouw Betty

Tu as tout compris des destins du hasard et de l'amour. Moi aussi je fus ( par force ) un chevalier militaire. Ma cause était juste mais désespérée alors je suis devenu une sorte de statuette pour me faire ritualiser. Profite bien de la chair ma chère et que les jours à venir te soient doux.
Pierre-Roger de Bousignac

Posté par Mônsieur le crân, 11 juillet 2010 à 11:39

je ne sais pas si j'ai TOUT compris aux chevaliers militaires, mais j'en profite, oui, tant que la vie me le permet

J'espère que la soirée pierre roger en spirite était excellente et voilà...

A la prochaine

Posté par Betty, 04 janvier 2011 à 01:26
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